La Guyane française est une région d’outre-mer située sur la côte nord-est de l’Amérique du Sud. Hors de France, la région est parfois appelée « Guyane française ». Avec plus de 8 millions d’hectares de forêt accessible par ses fleuves et cours d’eau, la Guyane fait partie des derniers poumons verts de la planète. Découvrez que faire en Guyane.
Cayenne, capitale créole
Cayenne est la capitale et la plus grande ville de la Guyane. Ses rues aux maisons de style créole colorées, ses marchés animés et son architecture coloniale lui confèrent une atmosphère unique, mélange de cultures amérindiennes, créoles, brésiliennes et françaises. La place des Palmistes est entourée de palmiers royaux centenaires et de bâtiments administratifs coloniaux. La cathédrale Saint-Sauveur, construite au XVIIIe siècle, domine la vieille ville.
Le Musée Alexandre-Franconie, installé dans une maison créole du XIXe siècle, propose des collections permanentes d’histoire naturelle, d’archéologie amérindienne et d’histoire coloniale.

Le sentier des salines de Montjoly
À quelques kilomètres seulement de Cayenne, les Salines de Montjoly, milieu naturel protégé par le Conservatoire du Littoral se compose d’une longue plage de sable fin, d’un cordon dunaire et de marais. Un sentier éducatif de 1,5 kilomètre permet de longer la plage et de traverser une ancienne mangrove aux racines aériennes impressionnantes via une passerelle en bois.
La plage de Montjoly est souvent citée comme la plus belle plage de la Guyane, important site de ponte pour les tortues marines en saison. Les ruines du Fort Diamant, vestige de l’histoire coloniale, méritent un détour à l’extrémité du sentier.

Les marais de Kaw
Au départ de Roura, embarquez sur une pirogue dans les marais de Kaw, l’une des plus belles réserves naturelles de Guyane qui s’étend sur plus de 100 000 hectares et protège une zone reconnue mondialement pour la richesse de sa biodiversité. Hérons, ibis rouges, jacanas, caïmans noirs, anacondas et une multitude d’espèces endémiques peuplent ces milieux humides exceptionnels.
À la tombée de la nuit, la pirogue glisse silencieusement entre les nénuphars et les roseaux, révélant les yeux rouges des caïmans luisants à la surface de l’eau sombre. Par chance, des milliers de lucioles illuminent parfois la canopée au-dessus de vos têtes, transformant la sortie nocturne en spectacle féerique absolument unique.



Le village de Kaw
Accessible uniquement par les marais en petites embarcations, le village de Kaw est un minuscule village de pêcheurs habité par une centaine de personnes. On y trouve une agence postale, une école, une église, un dispensaire et un foyer rural, témoignant d’une vie communautaire réduite mais bien organisée. L’activité principale des habitants est la pêche et la chasse.

Le village de Cacao
Situé sur la rivière Comté, au sud de Cayenne, le village de Cacao tire son nom d’une ancienne plantation coloniale. Il est aujourd’hui entièrement peuplé de réfugiés Hmong arrivés du Laos en 1978, après la guerre du Vietnam, et constitue l’une des communautés Hmong les plus importantes hors d’Asie. Ces agriculteurs sont devenus les premiers fournisseurs de produits maraîchers frais du département, approvisionnant les marchés de Cayenne en légumes, fleurs et plantes aromatiques.
Chaque dimanche matin, le marché de Cacao est un rendez-vous incontournable. Les étals débordent de légumes frais, de fleurs, de tissus brodés traditionnels et de spécialités culinaires Hmong. La Maison du Planeur Bleu est un espace muséographique original présentant une collection de spécimens vivants de mygales, matoutous, insectes de la forêt guyanaise et une serre de papillons tropicaux.


Le zoo de Guyane
Situé à Macouria, à une trentaine de kilomètres de Cayenne, le zoo de Guyane est un parc animalier et botanique unique en son genre. Sur plus de 5 hectares de forêt tropicale luxuriante, il abrite plus de 450 animaux représentant plus de 65 espèces, dont la grande majorité sont des espèces endémiques de Guyane et d’Amazonie. Tapirs, jaguars, pécaris, loutres géantes, anacondas, aras, caïmans et singes de toutes espèces évoluent dans des enclos conçus au plus près de leur habitat naturel.
Le zoo propose également un parc botanique, une serre tropicale, une balade en forêt où des singes se balancent librement de branche en branche.

Le Centre Spatial Guyanais de Kourou
Le centre spatial guyanais de Kourou est le principal port spatial européen et l’une des installations les plus stratégiques au monde. Sa localisation, à seulement 5° de latitude nord de l’équateur, lui confère des conditions de lancement optimales pour les missions géostationnaires et permet des économies considérables en carburant. C’est depuis Kourou que la fusée Ariane, fierté de l’industrie spatiale européenne, effectue la grande majorité de ses lancements commerciaux.
La visite du CSG est une expérience à part entière. En bus, les visiteurs parcourent les installations : pas de tir d’Ariane, bâtiment d’assemblage, zone de préparation des satellites. Le Musée de l’Espace, avec ses expositions interactives, ses maquettes grandeur réelle et ses reconstitutions de missions historiques, captive adultes et enfants. En cas de lancement programmé, il est possible d’assister au décollage depuis un site d’observation aménagé à quelques kilomètres du pas de tir : une émotion rare.

Les îles du Salut
Les îles du Salut, ancien bagne de Cayenne, forment un archipel de trois îles situé à 15 km au large de Kourou : l’île Royale, l’île Saint-Joseph et l’île du Diable. Seules les deux premières sont accessibles aux visiteurs ; l’île du Diable, réservée historiquement aux détenus politiques dont le célèbre Alfred Dreyfus, reste interdite au public.
Accessible en catamaran depuis Kourou, l’archipel offre l’une des expériences les plus frappantes de Guyane. Les ruines du bagne, les cellules décrépies, les bâtiments pénitentiaires envahis par la végétation tropicale et les cimetières créent une atmosphère saisissante, mélange de tragédie historique et de beauté naturelle sauvage. Les eaux turquoise entourant les îles sont peuplées de tortues marines, de barracudas et de requins-citron que l’on peut observer en snorkeling.
À visiter sur l’île Royale
- L’église pénitentiaire, ses fresques et son cimetière des enfants de surveillants.
- Les cellules et quartiers disciplinaires des bagnards.
- La piscine des bagnards, taillée dans la roche en bord de mer.
- Le musée de l’histoire du bagne.
- Le quartier des surveillants et leurs anciennes demeures.
À visiter sur l’île Saint-Joseph
- Les vestiges du quartier cellulaire, le plus sévère du bagne.
- Les maisons des familles des gardes, partiellement restaurées.
- Le cimetière du personnel pénitentiaire.
A savoir : il est possible de déjeuner et de passer la nuit sur l’île Royale, dans les anciens bâtiments pénitentiaires reconvertis en hébergement touristique.




Awala-Yalimapo
La commune d’Awala-Yalimapo, à 16 km de Mana en direction de l’embouchure du Maroni, est l’un des endroits les plus emblématiques et les plus émouvants de Guyane. Entièrement gérée par les Amérindiens Kali’na, cette communauté préserve ses traditions artisanales et culturelles : poteries, bijoux, hamacs et tissages réalisés à la main par les femmes du village sont proposés à la vente.
La plage des Hattes, qui borde la commune, est l’un des plus grands sites de ponte de tortues marines au monde. De février à juillet, les tortues luth (Dermochelys coriacea), les plus grandes tortues du monde, pouvant peser jusqu’à 800 kg, et les tortues vertes (Chelonia mydas) viennent chaque nuit pondre leurs œufs dans le sable. Ce spectacle naturel fascinant se vit dans le noir absolu, guidé par des écogardes bénévoles, et laisse une empreinte indélébile.

Saint-Laurent-du-Maroni
Saint-Laurent-du-Maroni est la deuxième ville de Guyane, construite entièrement par et pour les bagnards à partir de 1857. Ses pavillons et édifices néoclassiques lui ont valu le surnom de « Petit Paris de Guyane ». Carrefour multiculturel au bord du fleuve Maroni qui fait frontière avec le Suriname, la ville reflète la diversité ethnique de la Guyane : Créoles, Bushinengues, Amérindiens, Brésiliens et Surinamais s’y côtoient.
Le Camp de la Transportation est le monument incontournable de la ville. C’est ici que débarquaient tous les bagnards arrivant en Guyane. La cellule d’Henri « Papillon » Charrière, dont le récit immortalisé dans le célèbre roman et film éponyme, y est encore visible. À quelques minutes en pirogue, l’île Saint-Louis (l’ancienne « île aux lépreux ») est accessible : les anciens abris des lépreux ont été transformés en pergolas de pique-nique dans un cadre verdoyant.
Le fleuve Maroni, long de 612 km, est l’artère principale de cette partie de la Guyane. Naviguer en pirogue sur ce fleuve permet de relier les villages bushinengues et amérindiens de l’intérieur, accessibles uniquement par la voie fluviale.



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